Dans une déclaration relayée par son porte-parole Stéphane Dujarric, le Secrétaire général a réaffirmé sa pleine confiance dans le professionnalisme et le dévouement de Mme Flore-Smereczniak, ainsi que dans l’ensemble du système des Nations Unies opérant au Burkina Faso. Il a rappelé que la doctrine de la persona non grata ne s’applique pas aux fonctionnaires des Nations Unies.

Nommée en juillet 2024 à ces fonctions, Carol Flore-Smereczniak travaille en étroite collaboration avec les autorités de transition pour soutenir le développement et coordonner l’aide humanitaire dans le pays. Selon la Charte des Nations Unies (articles 100, 101 et 105), le personnel de l’Organisation est mandaté et protégé par le Secrétaire général ; l’attribution du statut de persona non grata aux agents de l’ONU n’a donc aucun effet légal.

Le porte-parole a précisé que seul le Secrétaire général, après enquête approfondie, est habilité à décider du retrait éventuel d’un fonctionnaire des Nations Unies. António Guterres a pour sa part réaffirmé l’engagement de l’ONU à continuer de soutenir le peuple burkinabè en coopération étroite avec les autorités de transition, malgré ce différend.