« J’ai officiellement saisi les institutions de la République », a annoncé Jean Yeno, affirmant vouloir passer « des paroles aux actes ». Après plusieurs prises de position sur la politique migratoire gabonaise, il dit désormais privilégier les voies institutionnelles pour faire entendre ses préoccupations. Selon lui, la situation actuelle soulève des interrogations sur le contrôle des flux migratoires, le respect des dispositions légales et les conditions d’accès à la propriété foncière. Il souhaite notamment obtenir davantage de transparence de la part des autorités et un renforcement des mécanismes de surveillance prévus par la réglementation.
Le débat sur l’immigration au Gabon prend une nouvelle tournure avec l’initiative de Jean Yeno. Dans une déclaration publique diffusée mercredi 14 octobre 2026, ce citoyen gabonais affirme avoir officiellement saisi la Cour constitutionnelle et le ministère de l’Intérieur. Il réclame une application plus rigoureuse des lois en matière de contrôle migratoire, de gestion foncière et de protection des intérêts nationaux. Une démarche qu’il présente comme républicaine et pacifique.
Une démarche présentée comme républicaine
Jean Yeno insiste sur le caractère légal de son initiative. « Notre démarche est républicaine, citoyenne et pacifique. Elle s’inscrit pleinement dans le respect de la Constitution, des lois de la République et des voies institutionnelles », précise-t-il dans sa déclaration.
Pour l’intéressé, la défense de la souveraineté nationale doit s’exercer dans le respect de l’État de droit. « Défendre la souveraineté nationale, préserver notre patrimoine et demander des comptes aux institutions compétentes ne signifie pas s’affranchir de la loi. Au contraire, c’est faire le choix de la légalité, de la responsabilité et de l’État de droit », soutient-il.
Une réponse des institutions désormais attendue
Cette annonce intervient dans un contexte de débats récurrents sur la politique migratoire du Gabon. Jean Yeno avait déjà appelé à dépassionner les discussions, à disposer de statistiques fiables et à distinguer la maîtrise des flux migratoires du rejet des ressortissants étrangers.
À ce stade, l’annonce de la saisine repose sur sa déclaration publique. Aucun accusé de réception ni document officiel confirmant l’enregistrement de ses démarches n’a été communiqué dans les éléments disponibles. Il reste également à déterminer les suites que les deux institutions pourront leur donner, chacune dans les limites de ses compétences.
« Le Gabon appartient à son peuple. Sa protection, sa bonne gouvernance et la défense de ses intérêts légitimes sont l’affaire de tous », conclut Jean Yeno. Reste désormais à savoir si cette initiative débouchera sur une réponse officielle ou sur un examen des préoccupations qu’il a soulevées.

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