Sur les réseaux sociaux, les critiques n’ont pas tardé à fuser, témoignant de l’attachement indéfectible du public pour Koba Building. Pour de nombreux internautes et mélomanes, écarter une figure aussi emblématique du rap gabonais d’une scène d’une telle envergure est perçu comme un manque de reconnaissance envers son parcours et sa contribution majeure à la culture urbaine nationale. Les fans, meurtris par ce choix qu’ils jugent incompréhensible, multiplient les publications pour exprimer leur incompréhension et réclamer des explications de la part des promoteurs.

Face à cette levée de boucliers, le comité d’organisation se retrouve sous le feu des critiques et doit composer avec une pression médiatique grandissante. Si certains observateurs évoquent des choix artistiques orientés vers la nouvelle génération ou des contraintes logistiques inhérentes à la programmation, ces arguments peinent à convaincre un public passionné. L’absence conjointe de Koba Building et de L’Oiseau Rare soulève ainsi des interrogations plus larges sur les critères de sélection retenus pour cet événement phare de la rentrée culturelle.

Cette polémique met en lumière la place centrale qu’occupent les artistes d’expérience dans le cœur des mélomanes gabonais, rappelle-t-on dans les milieux culturels. Alors que le « Light Up Gabon 3 » ambitionne de célébrer la richesse musicale du pays, cet épisode démontre que la réussite d’un tel spectacle ne repose pas seulement sur l’affiche proposée, mais aussi sur la capacité à rassembler toutes les générations autour de leurs icônes. Reste à savoir si cette bronca incitera les organisateurs à ajuster le tir ou à apaiser les tensions avant le jour J.