[Paru sur le Gabon] par TV5 Monde : un ex ministre en « exil forcé » saisit la Commission Africaine des Droits de l’Homme

Michel Ibounda

L’affaire Hervé Patrick Opiangah, du nom du Capitaine d’Industrie et ancien ministre des Mines, victime d’une grossière et honteuse machination judiciaire, choque désormais hors des frontières du Gabon, à telle enseigne que la presse internationale, africaine et européenne, a fini par s’y intéresser. C’est le cas du média français TV5 Monde ou encore de l’Agence Française de Presse (AFP), qui ont annoncé que l’homme d’affaires, toujours en exil forcé, a saisi la Commission Africaine des Droits de l’Homme, afin de faire cesser la violence contre sa personne, sa famille et ses employés avant son retour en toute sécurité dans son pays. La rédaction de Gabonmatin relais l’intégralité de l’article de notre confrère.

Auteur : Michel Ibounda
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[Paru sur le Gabon] par TV5 Monde : un ex ministre en « exil forcé » saisit la Commission Africaine des Droits de l’Homme

L’affaire Hervé Patrick Opiangah, du nom du Capitaine d’Industrie et ancien ministre des Mines, victime d’une grossière et honteuse machination judiciaire, choque désormais hors des frontières du Gabon, à telle enseigne que la presse internationale, africaine et européenne, a fini par s’y intéresser. C’est le cas du média français TV5 Monde ou encore de l’Agence Française de Presse (AFP), qui ont annoncé que l’homme d’affaires, toujours en exil forcé, a saisi la Commission Africaine des Droits de l’Homme, afin de faire cesser la violence contre sa personne, sa famille et ses employés avant son retour en toute sécurité dans son pays. La rédaction de Gabonmatin relais l’intégralité de l’article de notre confrère.

Un ex-ministre gabonais des Mines recherché dans son pays et « en exil forcé depuis quatre mois » a saisi la Commission africaine des droits de l’Homme pour faire cesser les « violentes attaques » de l’Etat contre lui, ont annoncé mardi ses avocats.

Hervé Patrick Opiangah, un homme d’affaires de 54 ans, président du parti politique UDIS (Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale), est recherché depuis novembre dernier par les autorités gabonaises qui ont ouvert une enquête pénale pour des soupçons d’inceste sur sa fille Elisabeth.

Ses proches le disent victime de harcèlement politique depuis qu’il a choisi de militer pour le NON à l’époque du référendum sur la nouvelle Constitution, alors que le texte était porté par le général Oligui Nguema, homme fort du pays depuis le putsch qui a renversé la dynastie Bongo en août 2023.

Mr Opiangah, qui est à la tête d’une entreprise de 6.500 salariés au Gabon, avait été nommé ministre des Mines dans le premier gouvernement de transition, en septembre 2023, fonction qu’il a occupée jusqu’en novembre dernier.

L’affaire a fait couler beaucoup d’encre localement depuis que « les forces de défense et de sécurité, lourdement armées et encagoulées » ont investi son domicile « sans mandat » dans la nuit du 20 au 21 novembre, comme l’a expliqué la direction de son parti, en dénonçant une « cabale » et une « forfaiture judiciaire ».

Sa fille Elisabeth a plusieurs fois démenti les accusations visant son père et refusé de déposer plainte contre lui, malgré l’insistance des autorités qui l’ont placée en garde à vue pendant plusieurs jours pour mieux la convaincre. Les différentes actions et recours lancés au Gabon auprès de la Cour constitutionnelle, de la Cour d’appel, du Conseil d’Etat et de la Cour des comptes, tout comme les plaidoyers devant le parlement, le corps diplomatique et la conférence épiscopale sont tous restés sans effet, selon l’UDIS.

« L’utilisation de l’appareil militaire et policier de l’Etat gabonais contre Monsieur Opiangah et le maintien abusif de procédure judiciaire à son encontre l’empêche d’obtenir justice devant les juridictions gabonaises », affirme le communiqué de ses avocats, adressé par le cabinet Bensimhon qui a notamment défendu l’opposant béninois Sébastien Avajon. M. Opiangah a donc déposé lundi sa requête devant l’instance africaine dans l’espoir de faire valoir ses droits face à ce qu’il considère comme un « complot » a expliqué à l’AFP Me Marc Bensimhon.

Il compte ainsi pouvoir rentrer « en toute sécurité » dans son pays et protéger sa famille, sauver ses entreprises, actuellement asphyxiées par la procédure en cours, et récupérer son patrimoine, selon la même source.

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